mercredi 7 juillet 2010

C'est ça. Enfiler mon short, faire enfin un sac, sauter dans un train, j'ai hate d'entendre le rire de Margot pendant 2h et d'voir enfin Port La Nouvelle sous le soleil. C'est juste ça, essuyer le noir qui a joliment coulé pendant la nuit, l'envie d'écrire des trucs niais parce qu'y a encore sa voix qui vibre dans ma tête. C'est ça, entamer l'été du bon pied, s'occuper de ce qui fache avec bonne humeur parce qu'on en a enfin envie. J'risque de rapidement revenir sur ces quelques mots un peu ridicules, j'ai l'espoir facile en ce moment et j'perds un peu mon sens trop violent des réalités, mais tant pis. Ca fait une bulle de ciel bleu, ça soulage un moment, ça me donne envie de sourire au petit crocodile de ma chaîne de cheville. Des glaces à l'abricot et des heures à la plage, partir et mieux revenir, sortir de cette année grise et voir c'qu'on peut faire de mieux...

dimanche 6 juin 2010

"J'ai tout foiré ces derniers temps. The art of losing. Et j'arrive pas à être triste, déglinguée, déprimée, j'arrive pas à ressentir de la rage, à vouloir casser des trucs et à réciter des psaumes d'insultes. J'arrive qu'à être heureuse, qu'à me dire que ça va aller, merci mon étoile allez surtout ferme pas les yeux. J'arrive qu'à être de bonne humeur sans raison, qu'à vouloir embrasser toucher caresser. Soit c'est un dérèglement chimique, soit c'est le soleil et la musique."
Elise Costa, janvier 2005
De révélation en révélation. Et ce petit swing Londonien blanc. L'herbe de ton jardin. Ses yeux la nuit. So Happy Together. Ca s'bouscule, de nouveau. Demain, qui commence à ressembler à quelque chose. Twentysomething, presque...

dimanche 18 avril 2010

Wouldn't it be nice?

J'me sortirai jamais des étiquettes, et tant mieux, j'aime à croire que j'suis différente tout en restant attachée à un certain type de personnes. Ca me plaît, devoir faire un effort d'adaptation, porter un regard amusé sur certaines situations, genre "je sais", ça me plaît de penser que ma lucidité excuse mes pires hontes. Ca me plaît, le paradoxal "on s'en fout mais on en parle quand même", se moquer des gens parce qu'on les envie, croire rester fidèle à soi-même alors qu'on aimerait juste se glisser dans le courant et enfin tous leur ressembler. Ca me plaît de résister malgré tout, et de céder au moment où ça devient le plus facile. We're only humans...Ca me plaît, toutes ces entraves, cette culpabilité, manquerait plus que je vive libre tiens ! De quoi j'me plaindrais alors? Ca me plait d'être aussi égoïste, il faut l'avouer, même si il arrive un moment où l'avalanche de bruits dans la tête se calme, et qu'on se retrouve vraiment seul. Ca me plaît de recommencer à rêver de cette vie merveilleuse qui pourrait m'attendre derrière la porte...Recommencer à rêver. Le garder pour moi. Oh plaisir coupable...It seems the more we talk about it, it only makes it worse to live without it...
Oh woudn't it be nice?

mardi 6 avril 2010

mercredi 31 mars 2010

Et j'recommence à me bouffer les doigts, presque pire qu'avant on dirait.
Et j'ai adoré tous les voir.
Et j'ai même pas une jolie photo à caser là, m'énerve, vivement le 4 que je retrouve mon Gros.

jeudi 25 mars 2010

Demain...?




Des bougies aux fruits rouges. La pluie qui fout tout en l'air. La fumée derrière la fenêtre. Mais c'est pas grave tout ça, l'envie de rester blottie là, de ne jamais ressortir, l'envie de tout envoyer en l'air. J'ai l'impression d'avoir vraiment deux coeurs qui se battent là-dedans, une boule dans la gorge qui joue au yo-yo. En permanence au bord des larmes. Hello, I take you on a trip. J'aurais pu faire tellement de choses cette année, j'aurais du faire tellement de choses...


Mais c'est pas grave tout ça. Ptet que demain...?

mercredi 10 mars 2010

Oh, Marc-André en manteau léopard. Vous vous rendez compte que c'est Sinclair qui a composé le morceau? Moi ça me tue. A cette heure-ci, je floute un peu tout, pourtant il est tôt quand on regarde bien. J'ai l'impression que mes journées sont interminables, et pourtant je refuse de me coucher avant minuit. Même si je passe ma journée seule, c'est seulement maintenant que je suis tranquille. Que j'ai pas l'impression de devoir m'occuper, courir, avoir l'air de faire quelque chose d'utile. Ma folie du rangement est proportionnellement inverse à la décontraction de ma mère. Ah ma mère... Ma désinvolture est proportionnellement inverse à son stress. L'esprit de contradiction... Ou le simple fait qu'elle me tape sur les nerfs. Mais c'est normal, j'imagine. Je cherche d'autres figures féminines sur lesquelles me défouler, ou avec lesquelles partager d'autres choses. J'en ai marre à vrai dire, de toutes ces figures féminines, familiales. Qu'est-ce que mon père était beau, jeune. J'aurais pu tomber amoureuse de lui rien que pour son air mystérieux et ses boucles châtain. J'ai peut-être pas bien fait mon Oedipe, ou alors c'est purement narcissique, ou alors c'est un peu de Geoffrey? C'est peut-être aussi seulement esthétique, qui sait. J'aurais aimé connaître son autre vie, aller à des concerts avec lui, être dans son lycée, ou même sa voisine, ou même la copine d'un de ses potes, n'importe. Il ressemble aux mecs du Péril Jeune, ils ressemblent en fait, tous les 3. Tout est régi par la nostalgie. Mon humeur du matin, la musique qui me donne le sourire, les gens que je veux voir, mes rêves la nuit. Et j'balance mes hanches en fredonnant "I'm So Free"...Tu parles. "I'm So Free" derrière mon portail de château, derrière mes fausses excuses, derrière mes angoisses qui reprennent. "Late in the evening" oui, I'm So Free, derrière mon écran, derrière les autres, derrière cette éternelle phrase, "oui, il faut que je m'en occupe..."